« La rue Pitot était modeste, certes, mais terriblement vivante et joyeuse. Les enfants et les chiens y déambulaient sans risques, les ménagères préparaient la boumiane sur le rebord de la fenêtre tout en conversant avec les voisines, les odeurs de frichtis et de pain chaud se répandaient dans toutes les maisons, l’heure de la sieste était sacrée, celle de la belotte aussi. Rivalité rimait avec solidarité […] Il est un endroit sur le quai, en haut du Planet, contre la maison Laguerre, où les anciens avaient coutume de se réunir pour réchauffer leurs vieux os et ré-enchanter leur monde. C’était notre « arbre à palabre » local, surnommé le Sénat. Assis, debout ou accoudé à un muret à l’abri du mistral, entre deux bouffées de Gauloises et quelques considérations sur la météo du jour, on engageait des joutes verbales sans fin, à dire vrai : des tartarinades. C’était à qui mentait (ou inventait) le mieux. » Avec tendresse, malice et poésie, Michel Jarrié, rend hommage à un Aramon plein d’esprit, de fantaisie et d’humanité, en brossant les portraits de quelques personnages savoureux qui ont émerveillé sa jeunesse.
Je ne sais pas si j’aurai édité mon ouvrage, sans l’aide et les conseils de Copy-Média.
Tout d’abord, le monde de l’édition m’étant complètement inconnu, les quelques contacts avec des éditeurs, m’ont dans un ...